Des nuits en petites coupures...
Durant près de 13 ans, j’ai eu une vie en pointillés.
Des nuits faites de sommeils en petites coupures.
Durant 13 ans j’ai navigué à l’aveugle sans pour autant perdre la vue.
J’y ai tout de même gerbé pas mal de sciure.
J’ai vécu en squatte associatif.
J’ai squatté des logements injustement vides.
J’ai loué pour 800 euros un 17m carré(ment) insalubre et sans chiotte pendant un mois avant d’envoyer chier le bailleur.
J’ai développé un goût immodéré pour le camping urbain.
J’ai dormi à même le sol trop souvent, avec duvet,, sans duvet, avec carton, sans carton.
J’ai engraissé pas mal de marchands de sommeil.
En forêt, je me suis réveillé un matin la trouille au ventre nez à nez avec un sanglier qui s’était assoupi à mes côtés après avoir bouffé les restes de mon repas de la veille.
Je me suis aussi réveillé un matin la mâchoire explosée par deux guignols qui n’ont pas appréciés que je m’endormisse trop près de leurs luxueuses bagnoles.
Je me suis réveillé un matin couvert de vomis, le mien et pas que.
Je me suis réveillé en des matins bien trop embués avec des gueules de bois sévères.
J’ai dormi dans une sanisette.
J’ai cumulé des nuits blanches en toutes saisons.
J’ai, une fois, appelé le 115. Juste une fois.
J’ai rejoins les Enfants de Don Quichotte et après leur départ, je suis resté sur le canal Saint-Martin avec quelques amis d’infortune.
J’ai tenu trois nuits dans un centre d’hébergement.
Je me suis fait virer d’un accueil de jour aux règles bien trop strictes.
J’ai rencontré une belette la main tendue.
Je l’ai envoyé chier.
Elle est revenue.
Rebelote.
Elle est revenue.
Je lui ai pris la main.
Depuis, on ne se quitte plus.
J’ai un toit.
J’ai elle.
Je suis moi.
Mais je dors plus souvent sur le canapé que dans le lit.
Dans un duvet.
Des nuits en petites coupures…
Des nuits faites de sommeils en petites coupures.
Durant 13 ans j’ai navigué à l’aveugle sans pour autant perdre la vue.
J’y ai tout de même gerbé pas mal de sciure.
J’ai vécu en squatte associatif.
J’ai squatté des logements injustement vides.
J’ai loué pour 800 euros un 17m carré(ment) insalubre et sans chiotte pendant un mois avant d’envoyer chier le bailleur.
J’ai développé un goût immodéré pour le camping urbain.
J’ai dormi à même le sol trop souvent, avec duvet,, sans duvet, avec carton, sans carton.
J’ai engraissé pas mal de marchands de sommeil.
En forêt, je me suis réveillé un matin la trouille au ventre nez à nez avec un sanglier qui s’était assoupi à mes côtés après avoir bouffé les restes de mon repas de la veille.
Je me suis aussi réveillé un matin la mâchoire explosée par deux guignols qui n’ont pas appréciés que je m’endormisse trop près de leurs luxueuses bagnoles.
Je me suis réveillé un matin couvert de vomis, le mien et pas que.
Je me suis réveillé en des matins bien trop embués avec des gueules de bois sévères.
J’ai dormi dans une sanisette.
J’ai cumulé des nuits blanches en toutes saisons.
J’ai, une fois, appelé le 115. Juste une fois.
J’ai rejoins les Enfants de Don Quichotte et après leur départ, je suis resté sur le canal Saint-Martin avec quelques amis d’infortune.
J’ai tenu trois nuits dans un centre d’hébergement.
Je me suis fait virer d’un accueil de jour aux règles bien trop strictes.
J’ai rencontré une belette la main tendue.
Je l’ai envoyé chier.
Elle est revenue.
Rebelote.
Elle est revenue.
Je lui ai pris la main.
Depuis, on ne se quitte plus.
J’ai un toit.
J’ai elle.
Je suis moi.
Mais je dors plus souvent sur le canapé que dans le lit.
Dans un duvet.
Des nuits en petites coupures…
Merci à TOI pour cette belle contribution...
que tes nuits soient de plus en plus douces...
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